Et pourquoi j’ai décidé d’écrire les miennes

Je suis très probablement au pic de l’expérience de la liberté de cette incarnation:
Je suis officiellement nomade depuis quelques mois et je voyage en suivant le vent (il a souffle suffisamment fort pour me faire atterrir à Vancouver cette semaine – pour ceux qui continuent bravement à essayer de me géolocaliser).
Je suis entrepreneure.
Je n’ai pas d’amoureux, et je n’ai même pas quelqu’un qui traine dans le coin de ma tête au loin.
Je n’ai pas d’enfants.
Mon corps me suit partout sans broncher tant que je lui fournis nourriture, repos et massage de qualité (les 3).
Et pompon sur la cerise, je me SENS libre.
Parce que croyez-moi, parfois j’ai tout ça, et je me sens franchement enfermée. Le bon vieux verre à moitié vide. Toi-même tu sais.
Mais cet été, le verre me parait pas mal plein, alors je savoure cette sensation. 
Dans le même temps, comme un être humain digne de ce nom, je continue à vouloir savoir le futur tout en me baladant dans le présent.  Il serait même plus exact de dire que je suis passionnée par le futur. J’interroge chacun de mes amis, l’Univers et mon astrologue sur l’endroit où je vais m’installer, le mec que je vais rencontrer, les prochains projets que je vais nourrir. Je le confesse, je vis en partie dans le futur, et j’adore ça. 
Et face à toutes ces citations me culpabilisant de ne pas m’invitant à vivre dans le présent, parfois, j’ai peur de rater ma vie. Toutes ces pensées bienveillantes nous incitant à rester dans le présent me pourrissent mon groove et ma joie de rêvasser au futur.

Donc récemment, j’ai décidé d’étendre ma zone de liberté à ne pas croire que les citations sont vraies ou écrites par des personnes qui savent mieux comment vivre leur vie que moi. En vrai, personne ne sait. On fait tous de notre mieux dans cette grosse soupe, et c’est tentant de donner notre souveraineté à d’autres – et notamment aux citations qui ne laissent pas de place à la discussion.

 

Donc j’ai décidé de pratiquer l’auto-citation, et je vous invite à faire de même. Bien que l’emploi du «on » ait un cote solennel, dramatique et incritiquable, revenons à un peu d’humilité avec un bon vieux «je », pour éviter de faire croire à qui que ce soit qu’on a soudainement trouvé le secret de la vie.
(Warning, je suis à deux doigts de vous pondre une citation qui deviendra peut-être célèbre dans le milieu très select des blogs de développement personnel. Vous êtes prêts?)

La liberté, c’est se rappeler que j’ai le choix dans tout ce que je fais. La satisfaction, c’est d’apprécier les choix dans lesquels je vis. L’honnêteté, c’est de soutenir le paradoxe d’apprécier ce que j’ai et de continuer à vouloir ce que je n’ai pas.

Tindiiiiiin!

La citation fait son petit effet, mais toute l’affaire est de vivre dedans. 
Donc en ce moment, j’essaye de grandir dans la partie sur la satisfaction et l’honnêteté. Et je ne serai pas étonnée que ça me prenne toute la fin de cette vie ou plus.

Par exemple, je ne me coltine plus les responsabilités liées à un logement, et j’en apprécie tout les jours la légèreté. Dans le même temps, je suis constamment en train de me demander quand je vais m’installer, et où. Les deux sont vrais. Je suis vraiment satisfaite dans le présent et je veux vraiment construire un futur où je m’installe quelque part.

Pensez que l’herbe sera plus verte quand j’aurais ce que je souhaite est une pensée qui n’a jamais fait ses preuves, mais refuser la réalité dans laquelle j’ai des désirs est assez peu respectueuse de ma nature. Donc le tour d’équilibriste actuel sur lequel je m’entraine est de faire LES DEUX.
Sur ce, n’hésitez pas à partager vos créations de citations avec moi, je suis toujours contente de lire ce dans quoi vous vivez!
La souveraineté, c’est d’écrire ses propres citations et de savoir que c’est juste pour rire.
Bisous!

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