Pourquoi j’ai arrêté de penser que je jouais ma vie à chaque choix

Une des tortures de ma vie a longtemps été – et l’est toujours à l’occasion- de devoir faire des choix. J’avais l’impression de jouer ma vie à chaque décision et une grande partie de mon activité mentale ressemblait au plus long match de ping-pong jamais disputé.
Dois je dépenser mes économies dans cette formation qui a l’air si géniale mais ne sera peut être pas utile et rentable dans ma vie? Dois-je envoyer un texto à ce mec ou attendre encore un peu? Dois-je faire ce voyage ou plutôt cette formation-si-géniale-mais gnagnagna … la machine est lancée, vous voyez un peu le genre.
Toutes ces petites et grandes questions qui traversent notre quotidien sont autant de grain à moudre dont le hamster dans la roue qu’est notre mental est friand.
Parce qu’on a souvent grandi avec une conception du monde où un des plus grands drames est de se TROMPER. D’avoir FAUX.
On nous a vaguement chuchoté l’idée que l’important est de participer, mais comme on n’est pas dupes, on a bien compris que c’etait quand même vivement encouragé de gagner. Ce qui par conséquent, nous fait vivre notre vie comme s’il y avait une façon juste et une façon fausse et que chaque choix pouvait nous mettre dedans.
Donc si par exemple, juste pour voir, je change cette idée de départ que je peux me tromper en vivant ma vie, et que j’imagine 5 minutes que le seul moyen de savoir que je fais bien … c’est que ça me fait du bien. Plus besoin de pré mâcher tous mes choix pendant cent ans, je me lance, et puis j’en profite, et puis j’apprends des conséquences, et puis je recommence avec le choix suivant.
D’autant que si j’ajoute à ça la pensée de tous ces choix passés qui m’ont valu des heures de conversation avec mes copines; je les ai complètement oublié aujourd’hui, alors il devient très clair que je me crée une double peine d’inquiétude + perte de temps.
A double peine, double avantage: si je convertis donc le temps passé à peser le pour et le contre de chacune de ces décisions en tricotage de bonnets, alors le restant de ma famille sur 8 générations est couvert dans l’année. Cet exemple étant obsolète en ces temps de réchauffement climatique, je peux donc utiliser ce temps à d’autres choses qui me tiennent encore plus à cœur que tricoter, comme me reposer ou voir mes amis.
Donc ma recette pour gagner du temps, c’est d’assumer mes choix sans en faire un fromage.
Bam.

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