Salut, je vous parle depuis le futur.

Et bonne nouvelle, tout va bien!

Explication: si vous me lisez depuis la France, je suis en Nouvelle Zélande, soit 12h avant vous. Donc la moitié du temps, je suis demain.
Je n’aurai sans doute pas assez des 6 semaines à venir pour être lassée de toutes les bonnes blagues sur le sujet.
Le décalage horaire m’a toujours fascinée et m’emmène dans des réflexions sans fin sur le temps, qui aboutissent souvent à ce genre de réalisations spiritualo-clichés qui ne ressemblent à la clé de l’Univers pour celui qui l’énonce, et un haussement de sourcil pour les autres.
Donc si je suis dans le futur maintenant, et que je peux vous parler et vous rassurer sur ce qu’il en est, est ce que je pourrai aussi faire ça pour mon Moi du passé? Me voila plongée dans une longue réflexion sur ce que la Claire d’il y a 20 ans aurait voulu entendre. Une de ses inquiétudes majeures était de ne pas avoir de mari et d’enfants. Bon ben … je pourrai tout à fait la rassurer sur le fait qu’elle a raison. Et est déjà visionnaire 😉
Et de manière plus réaliste, je pourrai aussi la rassurer sur tous les moments incroyables qu’elle va vivre dont elle n’a pas idée, et toutes ces fois où elle aura eu ce sentiment profond dans son corps que “ça valait vraiment la peine” et qu’ “elle a tellement de chance”.
Oui, sans doute que si je pouvais prendre un café avec la Claire du passé, elle passerait moins de temps à s’inquiéter de ce qui va arriver _ puisque ça va arriver, et plus à créer ces moments où tout est chouette et elle a un sourire dans le ventre.
Alors guess what? Sans doute que ça vaut pour la Claire d’aujourd’hui. Sans doute que la Claire dans 20 ans (+12 heures) pourrait m’assurer que tous ces moments continueront d’exister. Que la vie se déroulera comme elle doit, avec ou sans mari et enfants, mais qu’il y a encore pleins de ces moments là en stock. Et que vraiment, si elle peut lever un peu le pied sur ces questionnements sur le futur, elle pourrait plutôt prendre ce temps-la pour se remettre au tricot. Ce qui augmenterait les chances de produire un pull pour les longs hivers, ce qui est bien plus utile.
Qu’est ce que votre Moi du passé aurait eu besoin d’entendre si vous aviez eu la possibilité de le Skyper pour une heure? Un boost de confiance en soi aurait fait plaisir? Ou lui raconter tous les trucs cools à venir? En tous cas ça peut être une bonne occasion de le ou la remercier d’être en train de planter les graines qui font ce que vous êtes en train de faire aujourd’hui.
Et sans doute que vous pouvez transposer ça à aujourd’hui et avoir confiance que votre Moi du futur vous donnerait une tape dans le dos pour ce que vous faites déjà.

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