Un bon break vous fera le plus grand bien

J’ai déménagé depuis un peu plus d’un mois, et croyez le ou non, je n’ai pas encore installé d’autel, je n’ai pas trouvé la place parfaite pour mes pierres et n’ai pas fait de cérémonie d’arrivée encens à bout de bras. Certes, j’ai passé plus de temps à Leroy Merlin que dans la mystic room (ma pièce de travail et de pratiques), mais c’est en fait une belle aubaine pour réexplorer ma spiritualité.

Pour moi qui enseigne de nombreuses pratiques et rituels, c’est la parfaite occasion pour explorer ce qu’il reste de ma vie spirituelle quand je n’ai plus toutes mes petites et grandes disciplines. Autrement dit, est ce que je sais faire du vélo quand j’enlève les petites roulettes?
Fondamentalement, ça (re)pose la question: c’est quoi la spiritualité? Comment vous voulez investir la vôtre?

Ces dernières années ont été pour moi l’expérience de nourrir différemment ma relation au monde et ma relation à moi. Toutes ces expériences et pratiques qu’on m’a transmises m’ont fait l’effet d’un ramonage de cheminée spirituelle. Ma relation à l’univers avait toujours été là, elle m’attendait, mais elle était encombrée de moutons qu’on peut appeler croyances, peurs, résistances, machin-truc-patin-couffin. Alors une pratique après l’autre, j’ai désencombré le canal et nourri cette relation pour mieux la comprendre et dans mon cas, mieux la transmettre.

Maintenant, la pratique n’est pas la relation. Tout comme le lien avec vos amis ne se compte pas dans le nombre et la fréquence des coups de bigot que vous vous passez même s’ils la nourrissent. Les pratiques spirituelles sont un seulement un des moyens de nourrir sa spiritualité.

Considérant que l’univers ne vous abandonnera pas, et que personne ne vous remettra de médaille divine, quelle est la façon la plus honnête dont vous voulez nourrir ce lien au monde et à vous, ici et maintenant?
Pour beaucoup d’entre nous, la logique punitive est tellement ancrée que même dans nos pratiques les plus intimes, on cherche inconsciemment à être un.e bonne élève. On se fixe des idéaux de ce qu’on devrait faire tous les jours, de ce qui ferait de nous la personne qu’on pense qu’on doit être ou celle qu’on veut être. Qu’est ce qui se passerait si on relâchait ça et que cette relation était tellement intime qu’on n’avait rien à prouver à personne? Qu’est ce qui resterait de nos pratiques ou de ce qu’on imagine qu’on devrait faire, si on le faisait uniquement pour la joie?

Je ne sais pas quelle est votre réponse (mais vous êtes les bienvenu.es à m’écrire), la mienne est dans les instants de présence que j’amène dans ce que je vis. Dans les soirées avec mes amis, dans un bain dans l’océan, dans une balade avec Serge. Et même dans les moments où je glande sur mon téléphone. Demain ou le mois prochain, ce sera probablement différent. Je ressortirai peut être mes cailloux et mes offrandes. Notre spiritualité est fluide, tout comme nous.

Finalement, pour ce mois d’aout, ma question (la huitième de ce mail, tout de même) est: qu’est ce que vous pourriez vous autoriser en plus pour être encore plus proche de vous même tel.le que vous êtes?
Vous pouvez y réfléchir, ou vous pouvez tout aussi bien lâcher l’affaire.

Allez, bisous, belle suite d’été!

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